Quelle Nature pour Lobbes ? le PCDN a présenté ses réflexions.

image001.jpgCe 13 décembre 2012, le rapport intermédiaire de l'étude du réseau écologique de Lobbes a été présenté lors de la réunion du PCDN.

Une foule nombreuse a eu l'occasion d'entendre Madame Moreau (conseillère en environnement, AC Lobbes), Monsieur Petit (Fondation rural de Wallonie) et Monsieur Guillitte (Bueau d'investigation environnementale).


Remarque : les commentaires en bleu italique n'engagent que moi et nullement les intervenants de cette réunion.


Le Bureau Bleog a réalisé, à la demande la la commune de Lobbes, une première étude du réseau écologique. Ce rapport intermédiaire sera suivi d'une seconde phase durant laquelle une nouvelle visite de terrain sera organisée au printemps 2013 et aboutira à la rédaction du document définitif qui sera mis à la disposition de la population au plus tard début de l'été 2013.

Monsieur Guillitte a présenté un état des lieux de Lobbes en matière de biodiversité,  a pointé aussi bien les situations positives que négatives et a fait part des menaces qui pèsent sur la commune si aucune action n'est entreprise.

Présentation générale de la commune :

  • La commune entretient 66 km de voiries communales dont le fractionnement est inferieur à celui de la région wallonne : la biodiversité animale est donc moins fragmentée et peut ainsi plus facilement se déplacer d'un milieu à un autre.
  • 6 % du territoire se trouve en zone d'espace vert au plan de secteur et représente un potentiel de développement en matière de biodiversité assez intéressant.

Etat environnemental de la commune.

  • La commune est parcourue par 25 km de cours d'eau. Néanmoins, la Sambre est de qualité environnementale médiocre).
  • Il y a en moyenne 27 kg d'azote/ha en forêt. Ce chiffre élevé est principalement du aux émanations agricoles et au trafic.

Pressions sur la biodiversité.

  • L'agriculture est fortement intensifiée : 1350 ha dont 43 % de prairies et 10 % de maïs (25 exploitants). Le maïs est intéressant car il constitue un point de nourrissage pour le gibier. Il reste néanmoins quelques pelouses mésophiles (1) intéressantes (Ferme de Forestaille à Sars). Malheureusement, on trouve de plus en plus de grandes parcelles dépourvues d'intérêt écologique et il y a un important travail de sensibilisation à réaliser auprès des agriculteurs.

(1) Les pelouses calcicoles et calcareo-siliceuses, aussi appelées « pelouses calcaires », sont des formations végétales herbacées se développant sur des sols relativement superficiels et filtrants, généralement riches en bases mais pauvres en éléments nutritifs, en situation ensoleillée. (NDLR)

  • Il y a une fragmentation importante des habitats écologiques (Lobbes Centre, Sambre, routes régionales). La circulation automobile sur ces routes est conséquente et néfaste.

NDLR : N'y-a-t-il pas contradiction avec le fait mentionné plus haut "la biodiversité animale est donc moins fragmentée et peut ainsi plus facilement se déplacer d'un milieu à un autre."

  • Il existe des zones où l'on trouve des espèces invasives (jardins de particuliers)
  • La gestion forestière est trop intensive. On trouve 2 à 3 m3 de bois morts par ha de forêt. Cela est trop faible. Il y a 76 ha de forêts communales. La commune pourrait envisager de sacrifier des espèces telles que le chêne rouge d'Amérique pour favoriser la production de bois mort.
  • L'épuration des eaux est insuffisante dans les villages. Le projet du PCDR qui prévoyait une épuration par lagunage dans les villages serait pertinente à mettre en oeuvre.

 

 Pistes pour une amélioration de la biodiversité.

 

  •  Il y a 285 ha de bois soumis au code forestier (9 % du territoire) dont 76 ha communaux. Ces bois sont certifiés PEFC depuis 2008 (2).

(2) PEFC est l’acronyme de Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes ou Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières. Toutefois, certaines organisations (telle que laFédération Inter-Environnement Wallonie des associations au service de l’environnement)  pensent que ce label est de la poudre aux yeux car il n'existe pas de contrôle sérieux) NDLR

  • Il y a 2 sites Natura 200 d'une superficie de 50 ha. Plusieurs sites à Lobbes pourraient prétendre à ce statut. L'enquête Natura 2000 étant en cours, c'est le moment de proposer ces sites à la Région Wallonne.
  • La commune ne compte que 4 ha de réserves naturelle (0,1 % du territoire) alors que l'on conseille généralement un chiffre autour des 5 %.
  • La commune a signé la convention de fauchage tardif des bords de route. Il reste à voir si elle est bien appliquée.
  • Il existe une cinquantaine d'arbres et haies remarquables. D'autres mériteraient leur classement dans cette liste.
  • Plusieurs associations naturalistes sont actives.
  • Il y a plusieurs années, 19 mesures agri-environnementales ont été recensées sur la commune. En principe, ce nombre a dû augmenter depuis lors.

Monsieur Guillitte a été impressionné par la ruralité des jardins de l'entité. Un atout qu'il faut tenter de conserver. La qualité de nos forêts leur permettrait de prétendre à un statut de forêts intégrales.

Il serait aussi intéressant de transformer quelques pelouses (actuellement tondues) en prairies sur le zoning industriel Thuin-Lobbes.

Proposition de groupes de travail thématiques.

Madame Moreau rappelle que le fondement d'un PCDN est la participation et demande l'implication des citoyens.  Des groupes de travail sont créés et commenceront leur réflexion dès 2013.

Plusieurs thèmes ont déjà été proposés :

  • Information - sensibilisation à la Nature
  • Arbres, vergers, jardins et paysages
  • Eau (cours d'eau, plans d'eau et zones humides)
  • La nature sur les sentiers
  • Natura 2000
  • réserves naturelles
  • agro-écologie

Monsieur Petit intervient pour repréciser le fonctionnement et les objectifs d'un PCDN.

Monsieur Grawez demande s'il est possible d'avoir une garantie du suivi et d'une implication du PCDN par le Collège Communal. Il exprime son mécontentement face au paradoxe d'entamer un PCDN et parallèlement d'autoriser l'abattage de plusieurs arbres le long de la RN59. Monsieur Petit rétorque que ce n'est pas parce que la commune a entamé un PCDN qu'elle en est devenue pour autant une commune 100 % verte.

Toutefois, sur demande de Monsieur Grawez, Monsieur Petit qu'il est possible à l'avenir que les acteurs du PCDN puisse émettre un avis sur certaines demandes d'urbanisme.

NDLR : je rappelle que Monsieur Basile, notre Bourgmestre, m'a fait part du fait que la division Nature & Forêt a accepté l'abattage des arbres de la RN59 pour autant que des arbres soient replantés à d'autres endroits de la commune !

 

CONTACTS :

Pascal Petit, Fondation rurale de Wallonie. Tél. 081/237501, p.petit@frw.be

Olivier Guillitte, Bleog. Tél. 0495/520293. olivier.guillitte@ulg.ac.be

Agnès Moreau, commune de Lobbes. Tél. 071/597779. environnement@lobbes.be

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 Pour info :

Présentation de la FRW

La FRW est une fondation d'utilité publique.

Son rôle est d’aider les communes à élaborer et réaliser leur stratégie de développement rural. Pour ce faire, elle assure un service global, depuis les premières consultations citoyennes jusqu’à la réalisation des projets. Elle met à disposition des communes des agents de développement organisés en équipes pluridisciplinaires, épaulés par un réseau d’échanges d’expériences et un centre de documentation, soutenus par une formation continue.
A cet accompagnement, la FRW ajoute des conseils d’experts et des actions de sensibilisation dans des domaines tels que l’aménagement du territoire, l’urbanisme, le patrimoine bâti, le bois-énergie.

Elle est dirigée par un Conseil d'Administration pluraliste, constitué de membres désignés par les partis politiques au prorata des sièges obtenus au Parlement wallon. S'y ajoutent deux représentants de la Fédération Wallonne de l'Agriculture et un représentant du Ministre ayant le développement rural dans ses attributions (voix consultative).

Le Bureau est composé du Président et de trois Vice-Présidents, chacun ayant un suppléant.

Le Conseil de Direction pilote l'institution au quotidien. Il est composé de deux membres : Directeur Général et Directeur Général adjoint.

La FRW dispose d'environ 100 collaborateurs internes permanents répartis en équipes dans 11 implantations.
Chaque équipe assure – pour son terrain d'action – le relais vers l'ensemble des services fournis par la FRW.

 Composition du conseil d'administration : ICI

 

 

 

Remarque : les commentaires en bleu italique n'engagent que moi et nullement les intervenants de cette réunion.

 

 

 

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