Sars-la-Buissière : un modèle à suivre pour l'Europe

slb forestaille.JPGVendredi 19 avril, une dizaine de personnes sont arrivées d’Irlande, d’Écosse, d’Angleterre et de France afin de visiter la ferme Forestaille dans le cadre du projet Green & Blue Futures.

(La Nouvelle Gazette de Charleroi - 22 avril 2013 - Marine Meunier)

 

 

 

Elles se sont déplacées pour découvrir les méthodes utilisées pour réinsérer les chômeurs et les bénéficiaires du revenu d’intégration du CPAS. Cette expérience pilote peut leur donner des idées à adopter dans leur propre région. Au cours de la visite, ils ont pu voir les alentours de la ferme comme le potager cultivé par des stagiaires. Les visiteurs étaient étonnés et ravis par cet aménagement.

Thierry Herbet est français et est le directeur général de Réussir Ensemble. En France, ce type de plan de réinsertion n’est pas aussi développé. « Je pense que la ferme Forestaille est un cadre incroyable. En France, il y a des espaces destinés à former les chômeurs mais pas d’une telle envergure. Grâce à cette visite, nous pouvons échanger nos idées et nos expériences pour donner une chance aux chômeurs : leur permettre d’acquérir des qualités professionnelles et leur présenter une entreprise proposant du travail », expliquet- il.

Contrairement aux Français, les Anglais n’ont pas ce type plan de réinsertion. Chris Barnet, d’Angleterre est coordinateur du projet : « C’est un moyen innovant de réinsérer les personnes dans le circuit professionnel. Au Royaume-Uni, il y a beaucoup d’initiatives sociales et de formations très différentes de Charleroi. Un tel système qui forme les personnes en difficulté et leur procure un travail

n’existe pas en Angleterre ». Dans le Yorkshire, près de Leeds le Canal River Trust a créé le projet Canal Connections basé sur le bénévolat. Dans cette région fortement touchée par le chômage, Allan Bolton, aide des jeunes du secondaire âgé de 11 à 18 ans à développer leurs talents pour trouver leur voie et

prévenir le décrochage scolaire. Ces jeunes travaillent bénévolement à la rénovation de canaux du XIX siècle. Cela leur permet de développer leurs dons et leurs talents et de se découvrir une vocation professionnelle. Le fait que ces jeunes acquièrent une expérience professionnelle lors de ces travaux de rénovation leur donne des atouts pour trouver plus facilement un emploi sur le marché du travail. Le

but est de redévelopper une activité économique et des emplois le long de ces voies d’eau. «Changer la vision du monde des jeunes est notre priorité » commente- t-il.

En Flandre orientale, ce type de projet est recherché. Jasper Degarden, travaille pour la province de la Flandre orientale et est partenaire du projet, « En Flandre, c’est ce type de projet que l’on cherche. Il y a un avantage sur le plan social mais aussi sur la biodiversité. En Flandre on travaille aussi avec des entreprises de formation par le travail ». Les Flamands souhaitent lancer cette année des projets du même type, « Nous allons essayer de rénover des espaces verts dans les quartiers en partenariat avec les communes et la Province. Nous allons engager des stagiaires, mais nous aimerions que les habitants contribuent également à la propreté des rues. Le projet sera réalisé cette année. Nous voulons donner des perspectives d’avenir à des chômeurs peu qualifiés ». l

MARINE MEUNIER

 

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