Sars : La maison des Sagawé a été vidée de ses meubles.

maison sagawe.jpgLa Nouvelle Gazette de Charleroi de ce mardi 27 août nous apprend que la maison des Sagawé, située le long de la Sambre à Sars-la-Buissière a été vidée de ses meubles et qu'on a lancé la procédure de marché public pour la démolition programmée en octobre.

 

La Région wallonne a fait évacuer la semaine dernière tous les meubles qui se trouvaient encore dans la maison des Sagawé, le long du chemin de halage à Sars-la-Buissière. Afin d’éviter les frais, tout est  remisé dans un entrepôt de la Région wallonne en attendant la recherche d’héritiers indirects susceptibles d’accepter cet héritage empoisonné. La procédure de marché public pour la démolition de la maison est lancée. Les bulldozers devraient entrer en action début octobre.

Une saga qui dure depuis 20 ans !

 

l 1992 : à sa retraite, Jean Sagawé fait construire sans permis de bâtir une maison le long du chemin de halage. Il avait acheté la parcelle comme terrain à bâtir dans les années 1960. Mais ce site a été classé en zone verte à la fin des années 80.


l 1993 : les époux Sagawé emménagent. Ils sont condamnés par le tribunal correctionnel à démolir la maison et à remettre le terrain en état endéans les 8 mois. Jean Sagawé est condamné à 6 mois de prison et son épouse à 3 mois de prison.


l 1994 : la cour d’appel de Mons confirme l’obligation de démolir, mais pas les peines de prison. Comme la Région wallonne laisse dormir le dossier, les époux Sagawé restent dans leur maison.


l 1999 : le ministre Lebrun ressort le dossier et signe un accord avec les Sagawé. Jean Sagawé s’engage à démonter lui-même sa maison à partir du 5 mars 1999. Le couple déménage et vide la maison. Jean démonte la cuisine équipée, les salles de bains, le chauffage central et même une partie du toit sous la surveillance des inspecteurs de la Région. Quand, épuisé, M. Sagawé annonce qu’il est incapable de poursuivre la démolition, la Région désigne un entrepreneur pour achever le travail.


l Juin 1999 : le libéral Michel Foret devient ministre de l’Aménagement du territoire. Le dossier retombe en hibernation. Comme plus rien ne bouge sur le chantier pendant 4 mois, les Sagawé réintègrent la maison.


l 2006 : le ministre André Antoine exhume le dossier et exige la démolition.


l Avril 2007 : le juge de paix ordonne l’expulsion des Sagawé en leur laissant un ultime délai jusqu’au 30 juin 2008.


l Février 2008 : un accord est signé entre les époux Sagawé et les ministres wallons de l’Aménagement du territoire Antoine et du Patrimoine Marcourt. Jean et Augusta Sagawé font donation du terrain à l’Institut du patrimoine wallon en échange d’un droit d’habitation jusqu’à leur mort.


l Mai 2011 : décès de Jean Sagawé à l’âge de 83 ans.


l Janvier 2013 : décès d’Augusta Sagawé. L’accord prévoit la démolition de la maison aux frais des héritiers Sagawé.


l Mai 2013 : les héritiers directs renoncent à l’héritage. La présence du mobilier retarde encore la démolition.


La suite dans La Nouvelle Gazette de Charleroi du 27 août 2013. (journaliste : E. MA)

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